« NOUVEAU FILM » – LE KODAK GOLD 120 EST DE RETOUR !

C’est sans aucun doute l’une des nouvelles les plus importantes pour la photographie argentique depuis que nous nous en souvenons. Redonner vie à un film aussi populaire au format 120 change vraiment la donne pour tout le monde. Pour ceux qui souhaitent se lancer dans le 120 sans trop de difficultés, et pour les professionnels qui ont besoin d’une option économique pour leurs projets personnels ou leurs voyages à petit budget.
Nous avons eu le privilège de tester quelques rouleaux avant le lancement officiel afin de fournir des retours en tant que laboratoire concernant le rendu des couleurs, le développement et la numérisation. Nous sommes ravis de pouvoir enfin le partager avec vous, alors voici notre avis sur le nouveau Kodak Gold 120 ! Le bon, le mauvais et le pire.
PREMIÈRES IMPRESSIONS
En tant que laboratoire, nous pouvons également vous donner un avis sur la sensation et la comparaison du négatif avec d’autres pellicules, ce qui nous semble également important à mentionner. Lorsque vous tenez le négatif déjà développé, si vous avez l’habitude de manipuler des négatifs, vous sentirez sans aucun doute qu’il est plus fin et plus solide que d’autres émulsions. D’après ce que nous avons pu comprendre, il s’agit d’une nouvelle façon de fabriquer la base du film afin de pouvoir le produire un peu plus rapidement et d’accélérer la production.
Ne vous inquiétez pas s’il semble « fragile » au premier abord ; il est solide, et la couleur de l’émulsion est aussi bonne que celle de l’ancienne couche de base plus épaisse 😉
En termes de couleurs, ce film offre ce que vous attendez de notre cher Kodak Gold en 35 mm avec un grand PLUS, le « plus » du format 120.
COULEUR
Nous parlons d’or, et vous devriez vous attendre à de l’or en effet ! La palette de couleurs penchera toujours un peu vers les tons chauds en ce qui concerne la sensation générale de l’image. Mais aussi, si vous êtes un peu plus pointilleux, vous verrez qu’elle penche également vers le côté magenta du spectre lorsque nous parlons de chaleur (rappelez-vous que chaud ne signifie pas seulement jaune, cela peut aussi être magenta ou vert).
Cela dit, ce n’était pas du tout surprenant, d’autant plus que nous l’avons un peu surexposé et que les films de la famille Portra penchent toujours un peu vers le côté magenta lorsqu’ils sont surexposés un peu plus que nécessaire 😉
GRAIN
Le grain est presque inexistant (pour de vrai !), ce n’est que sur les photos fortement sous-exposées que vous pouvez le remarquer un peu, mais si vous l’exposez dans la plage normale, nous doutons que cela vous dérange un jour.
En zoomant, vous le verrez. Donc, bien sûr, il est là, mais nous trouvons qu’il ajoute de la texture plutôt que de distraire votre attention ou de rendre l’image « sale ». Nous avons été vraiment surpris par cela, et nous pensons que les ingénieurs de Kodak ont fait un travail superbe.
(PAS) SEULEMENT POUR LES AMATEURS
Après quelques tests, il y a effectivement une différence de qualité dans la profondeur de couleur que le Kodak Gold 200 120 possède lorsque nous le comparons côte à côte avec le Kodak Portra 400 (le roi de la colline en ce moment). Cependant, ce n’est pas quelque chose que tout le monde remarquera et certainement pas quelque chose de requis pour chaque séance rémunérée.
Ce film sera certainement la pellicule de référence pour tous ceux qui débutent avec le film 120. Cependant, nous pensons que de nombreux photographes professionnels exploiteront ses capacités dès sa sortie et créeront des images époustouflantes avec, même s’il n’est pas aussi flexible que notre cher Portra.
TONS CHAIR
Pour cela, nous avons pu utiliser l’un de nos rouleaux de test avec @paeulini! Nous avons testé le film dans des conditions de ciel couvert en Suisse pour voir comment il réagirait, et les résultats ont été très intéressants.
Le Gold 120 a une bien meilleure capacité à mélanger différentes carnations dans le même cadre si nous le comparons au 35 mm, où tout semble plus plat. Ce qui est vrai, c’est que, encore une fois, il penche vers une tonalité dorée/ambrée dans les carnations, même avec une situation de lumière couverte où la température de la lumière est généralement plus froide. Est-ce bon ou mauvais ? Eh bien, c’est à vous de décider !
Nous sommes impatients de voir comment nos amis des points de dépôt Carmencita à Dubaï et au Japon le photographieront avec toutes sortes de carnations différentes 🙂
PRIX
Oh là là, nous aimerions avoir une réponse ! Mais malheureusement, au moment où nous écrivons ces lignes, nous ne connaissons pas encore le prix final, mais il sera plus abordable que le Portra.
Si nous supposons qu’il y aura une relation de prix similaire, comme nous le voyons en 35 mm, entre le Gold 200 et le Portra 400 (~60 %) ; au moment où nous écrivons ces lignes, les prix du Kodak Gold 200 120 devraient être d’environ 6,90 € (plus taxes), ce qui est une nouvelle fantastique pour toute la communauté du film, à notre humble avis. Croisons les doigts !
NOS CONCLUSIONS
Le Kodak Gold 200 en moyen format comble un vide qui existait depuis des années : une option couleur non professionnelle pour tous ceux qui veulent photographier en film 120 et qui ont un budget limité. Nous avons toujours dit dans nos ateliers, si vous envisagez de photographier en argentique et que vous êtes déjà satisfait de vos résultats avec un reflex numérique, passez au moyen format pour vraiment expérimenter sa magie. Maintenant, plus que jamais !
C’est un film qui repose sur sa réputation et qui fera sourire beaucoup de monde, professionnels et amateurs. En termes de couleurs, il a évidemment quelques limitations et si vous photographiez dans des conditions de lumière très exigeantes, le Portra restera roi ; mais pour le reste, le Gold 200 vous donnera d’excellents résultats et nous sommes sûrs qu’il ramènera les appareils photo moyen format à la popularité (et aidera aussi nos portefeuilles !)
NOTES : Toutes les photos ont été prises avec un Hasselblad 503cx, exposées entre 125 et 200 ISO en lumière naturelle et à l’heure dorée.














