PRIX CARMENCITA GRANT – PRINTEMPS 2020

 

András Zoltai

PROJET : MAJULI
Le jour est arrivé !! Nous avons enfin le tout premier projet qui recevra la Carmencita Grant en partenariat avec Kodak Professional Europe ! Comme vous le savez peut-être grâce à notre article précédent, la bourse soutient l’artiste sélectionné à hauteur de 50 pellicules maximum, de l’émulsion Kodak de son choix, ainsi que les frais de développement & de numérisation, à la résolution souhaitée.
Nous devons l’avouer : la décision a été vraiment, vraiment difficile à prendre. Le processus de sélection a été minutieux, et c’est pourquoi il nous a fallu autant de temps pour examiner toutes les candidatures reçues. Avant tout, nous devons remercier chacune et chacun des participants, car la qualité globale des dossiers était époustouflante ! Plus de 30 candidatures provenant de plus de 11 pays différents, ce qui nous a montré qu’il y a de la place pour d’autres bourses à venir !

Tous les facteurs possibles ont été pris en compte : le sujet, la qualité du travail, l’implication, l’impact, la trajectoire du projet, ainsi que le courage nécessaire pour le mener à bien. Le niveau saisissant des images a également été pris en considération, car nous pensons qu’il s’agit d’un facteur clé, au même titre que la cohérence de l’ensemble et la narration, pour assurer la réussite du projet !

 

Avec tout cela à l’esprit, et en appliquant une bonne vieille démocratie, il a été très agréable de constater que le jury de la bourse de @carmencitalab et celui de @kodakprofessional_europe se sont accordés sur la plupart des valeurs fondamentales qui ont fait de András Zoltai le lauréat, amplement mérité, de la Carmencita Grant du printemps 2020 ! Nos plus sincères félicitations.
TRAVAUX PRÉCÉDENTS : BOXEURS ARMÉNIENS

 

Gagik Xacikyan, multiple champion junior d’athlétisme, attend son entraînement quotidien dans l’une des plus anciennes salles, nommée d’après le champion olympique Albert Azaryan.

András Zoltai (1990) est un photographe documentaire indépendant vivant à Budapest, en Hongrie. Dans ses photographies, on retrouve cette préoccupation du photographe : se fondre dans la scène et raconter, avec une humanité débordante, les histoires cachées de la grande majorité de la société, tout en abordant des sujets sociaux avec beaucoup de respect, en tirant de son appareil la puissance narrative maximale.
Le travail d’András pour cette bourse est basé sur Majuli, la plus grande île fluviale habitée au monde, où l’on voit comment ses habitants entrent en conflit, chaque année, avec la mousson et l’érosion qu’elle provoque sur l’île. Cela a immédiatement retenu notre attention : bien qu’un grand nombre de travaux photographiques aient déjà été réalisés en Inde, celui-ci proposait une autre approche, loin des festivals colorés, en se concentrant sur les conditions de vie brutes de celles et ceux qui sont loin des projecteurs.

Les habitants assistent à chaque championnat régional pour vivre des moments inoubliables et encourager leurs amis et les membres de leur famille.

Ashot Gasparyan, entraîneur principal à l’école de gymnastique Albert Azaryan, leur montre comment réaliser correctement un exercice.

L’un des éléments les plus importants que nous examinons est le travail antérieur : cela apporte beaucoup d’informations sur l’artiste, et lorsque nous avons vu le projet réalisé en Arménie, nous avons été littéralement soufflés. András se fond dans les murs d’une école de boxe en Arménie, où il explore la place du sport dans la société de ce pays. La manière dont les images sont réalisées est remarquable, et nous tenons à le préciser : toute la sélection se fait uniquement sur la base des images et du récit fourni pour le projet ; ni l’âge, ni le CV, ni le nombre d’abonnés ne sont pris en compte. En voyant les images, honnêtement, nous nous demandions si elles n’avaient pas été prises dans les années 70 pour Magnum ou le magazine Life : elles nous ont véritablement fascinés. Il était difficile de croire que ces images n’avaient été réalisées que quelques années auparavant (sur pellicule Portra, bien sûr), mais l’approche, le traitement de la couleur, étaient extrêmement intéressants.
Nous ne pouvons qu’exprimer notre plus sincère gratitude à toutes les personnes qui ont participé, à Kodak Professional Europe pour s’être joint à cette idée un peu folle, et à toutes celles et ceux qui ont soutenu cette aventure en faisant passer le message et en nous encourageant. Muchas gracias ! Une seule bourse était disponible pour le moment, mais nous ouvrirons de nouvelles candidatures à l’automne, et nous avons hâte de découvrir les projets qui émergeront !!

Dans les zones rurales, les entraînements sont les seuls programmes communautaires après l’école.

Les compétitions sont leur chance d’être remarqués par les entraîneurs de l’équipe nationale. Ils prennent cela très au sérieux et se battent jusqu’à leur dernier souffle.

ACHÈVEMENT DU PROJET

Il est clair que la COVID-19 n’a pas facilité ce projet ; cela dit, le projet est prévu en 3 phases, et 1 est déjà terminée, tandis que les 2 restantes sont programmées pour mi-2021. Tous les projets auxquels la bourse est attribuée doivent être achevés dans l’année suivant la publication du lauréat ; il est donc très probable que, d’ici l’été prochain, nous commencions à voir certains résultats du voyage. En attendant, nous vous recommandons vivement de consulter le site web d’Andás pour découvrir davantage de son travail.

Voici quelques-unes des images déjà réalisées dans le cadre du projet, et nous avons hâte d’en voir davantage.

Toutes les images sont réalisées sur Kodak Portra 400 et avec un Mamiya 7

 

 

 

 

GET SOME INSPIRATION